Livre D'Or Le 24 mai 2003, Benjamin et Sabrina sont morts, tués par un chauffard. Ils avaient 21 ans et 16 ans, c'est trop jeune pour mourir. Ecrivez-nous

CELA   FAIT   CINQ   ANS

  Mon fils Benjamin, il avait 21 ans

Toi le routard du Net, qui va passer par hasard sur ce site, lis et relis ce poème de Victor Hugo, "Demain dès l'aube", tu pourras ainsi imaginer la douleur d'un père ou d'une mère qui vient de perdre son enfant.

Son amie Sabrina  

Pour ce cinquième anniversaire rien n'a changé. Tout ce que nous ressentons est toujours aussi fort, malgré le temps qui passe.

SI SEULEMENT, SI SEULEMENT...

    En ce matin du 24 mai 2003,


    • Si seulement elle avait pu imaginer le mal qu'elle allait engendrer,
    • Si seulement ses proches avaient pu l'en empêcher,
    • Si seulement la sagesse avait pu lui dire de ne pas conduire,
    • Si seulement, si seulement.


    • Peut être serais-tu encore près de nous.

    La maison raisonne des sons de tes rires et de ta voix, cela fait pourtant 5 ans déjà que tu es parti, mon petit Benja, c'était hier, le temps passe si vite et la douleur qui m'étreint est toujours chevillée à mon corps.

    En cette veille du 24 mai, je lis et relis ce poème de Victor Hugo «Demain, dès l'aube», il illustre l'amour que j'ai pour toi et la peine qui m'habite.

  Benjamin, il avait 21 ans
    Rien ne peut adoucir mon chagrin, ni l'amour de ta maman, ni celui de ta soeur ou de ton frère. J'espérais naïvement que le temps et le travail m'aideraient à oublier cette horreur qui ronge aujourd'hui mon coeur, mais elle est toujours là, si présente, tapie en moi, sournoise, elle guette la moindre parcelle de bonheur pour me rappeler que tu n'es plus là.

    J'ai l'impression de vivre dans un cauchemar, la folie m'envahit petit à petit, cette folie que j'appelle à mon secours pour ne pas t'oublier, cette folie de te vouloir près de moi.

Papa
Joël Bernier
23 mai 2008
Pour nous écrire

Demain dès l'aube...

    Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
    J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
    Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
    Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
    Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

    Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
    Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
    Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo

Déclaration à la CNIL sous le N° 1050588.
Si vous trouvez injuste que des enfants meurent sur nos routes, alors, devenez adhérents de l'Association Marilou 'Pour les routes de la vie'.
Plan du site Livre D'Or Ecrivez-nous La Route Tue LiensWeb Forum Stats